Ce serait cependant une belle chose que la position d’un homme, d’un député, qui voudrait être réellement l’ami du peuple.
M. de Cormenin, par exemple, avec tout son esprit qui lui donne tant de lecteurs et tant d’influence,—s’il avait dans le cœur ce qu’il n’a que dans la phrase,—si, au lieu d’exciter tristement l’envie du peuple contre les classes dites supérieures,—il lui montrait son bonheur si facile par le travail et la modération?—si, au lieu de demander pour le peuple le droit du suffrage qui ne serait qu’un droit de perdre des journées de travail, il demandait pour lui un travail et un salaire assurés.
Mais qu’ont donné jusqu’ici au peuple ses prétendus amis?
Ils l’ont enivré de paroles bruyantes;
Ils l’ont traîné sur les places publiques;
Ils l’ont mené à la mort, à la prison,
En se tenant eux-mêmes à l’écart,—prêts également à se saisir du butin si le peuple est vainqueur, et, s’il est vaincu, à le renier lâchement.