M. le duc de Broglie, officier en 1833, commandeur en 1834, grand officier en 1835, grand-croix en 1836.
M. Guizot, commandeur en 1833, grand officier en 1835.
M. Dupin aîné, officier en 1832, commandeur en 1833, grand officier en 1835, grand-croix en 1837.
M. de Montalivet, officier en 1832, commandeur en 1833, grand officier en 1835.
MM. d’Argout, Barthe et Persil ont eu le même avancement.
Au moment de sortir du ministère, dans les premiers jours de mars 1839, M. le lieutenant général baron Bernard a été nommé grand-croix; MM. Salvandy et Martin (du Nord), grands officiers; et M. Lacave-Laplagne, commandeur.
Mais la promotion la plus remarquable est incontestablement celle de M. le comte Molé, qui, de simple officier qu’il était, franchissant tous les grades intermédiaires, a été nommé grand-croix au mois d’octobre 1837, pendant qu’il était président du conseil.
Il serait trop long de parler de toutes les croix de la garde nationale, des croix données aux vaudevillistes,—de celles que l’on voit avec tant d’étonnement et si peu de prétexte à la boutonnière de certaines personnes que l’on rencontre, qu’aucune de leurs connaissances, comme d’un accord unanime, n’ose les en féliciter, dans la crainte de leur causer de l’embarras.
Le ruban rouge donc—allait tellement se déconsidérant, qu’entre les mains du gouvernement ce n’aurait bientôt plus été qu’une monnaie de billon avec laquelle on n’aurait pu payer que des objets sans importance et des bagatelles.
Les limites restrictives imposées par la Chambre ne peuvent manquer d’en élever le titre et de lui rendre un peu de valeur.