Il y a quelques jours, dans une conversation avec le roi, M. Thiers parut satisfait de quelques explications que S. M. Louis-Philippe voulut bien lui donner sur sa politique.

«Ah! sire, s’écria celui qu’on a plaisamment appelé Mirabeau-Mouche, vous êtes bien fin, j’en conviens, très-fin, mais je le suis encore plus que vous.

—Non, reprit le roi, puisque vous me le dites.»

Le même M. Thiers a dit de certains ministres nouvellement aux affaires que l’on accuse de manquer de politesse et de savoir-vivre: «Ils se croient vertueux parce qu’ils sont mal élevés.»

M. Persil a été fort blâmé en son temps d’être venu remplacer à la Monnaie son prédécesseur à peine mort. M. Persil, destitué et réintégré, a cette fois remplacé aussi brutalement un homme vivant, M. Méchin, et dans ce cas-là les vivants crient bien plus que les morts.

M. de Salvandy, l’ex-ministre, a dit à ce sujet: «Méchin, comme un perroquet, est mort par le persil.»

Je ne prends pas la responsabilité du mot, qui est médiocre.