Leur situation est telle, que beaucoup de personnes commencent à croire que M. Thiers, d’accord avec le roi, n’est entré aux affaires que pour faire faire au parti vertueux tant de fausses démarches et d’inconséquences, qu’il reste à jamais perdu dans l’opinion publique et n’ose lever la tête.

J’avouerai que je suis presque de l’avis de ces personnes, et que, si ce n’est l’intention, c’est du moins le résultat.

Il y a peu de choses qui aient été combinées d’avance, ce n’est qu’après l’événement qu’on se donne l’honneur de la prévision,—et les historiens ont pour état de constater et d’expliquer la préméditation des tuiles qui tombent par hasard.

15.—Il ne manquait plus au parti vertueux que de couronner des rosières,—M. le vicomte de Cormenin s’est chargé de ce soin. Il consacre le produit de la souscription faite pour lui offrir une médaille,—à la dotation de cinq villageoises.—La somme est divisée,—comme celle demandée pour le duc de Nemours, en dot, douaire et épingles.—C’est une taquinerie un peu enfantine.

16.—Une comtesse italienne, fort connue dans le monde par ses capricieuses fantaisies,—a adopté une jeune fille et l’a fait élever avec la plus grande distinction,—non sans lui faire payer quelquefois ses bienfaits par des bizarreries capables de les lui faire regretter et maudire. Dernièrement la jeune personne accomplit sa dix-huitième année.—Madame... la fit venir et lui dit:

—Anna, tu vas te marier;—ton trousseau est prêt.

—Mais, répondit la jeune fille,—je voudrais, etc., etc; tout ce que répondent les filles en pareil cas.

—Ton mari est M. M...