C’est surtout quand il n’est pas là, qu’une femme aime l’amant auquel elle ne s’est pas donnée, parce qu’alors elle n’a rien à craindre de lui, elle s’abandonne sans restriction à l’ineffable douceur d’aimer.

En effet, c’est un bonheur d’aimer tel, qu’il nous semble étonnant de voir des femmes demander de la reconnaissance pour l’amour qu’elles donnent, comme si elles n’étaient pas assez récompensées, non-seulement par l’amour qu’elles inspirent, mais aussi par celui qu’elles éprouvent.

La femme qui se voit vaincue sent un mouvement de haine contre son vainqueur, quelque adoré qu’il soit.

Chaque femme se croit assez honnête femme, et trouve excessif en ce sens, ce qu’une autre femme a de plus qu’elle.—Un peu moins c’est une courtisane, un peu plus c’est une prude.

On doit juger de la beauté, non par les proportions mathématiques du corps et du visage, mais par l’effet qu’elle produit.