Juillet 1840.
Report d’autre part.—Les médailles des peintres.—M. Jaubert.—M. de Rémusat décorés malgré eux.—Un ex-dieu.—M. Cousin.—M. Jouffroy.—Il n’y a pas de savants.—M. Arago.—M. G. de Pontécoulant.—M. Mathieu de la Rodorte.—MM. Étienne.—Véron.—Jay.—M. Neveu.—M. Ganneron.—M. Lherbette.—MM. Baudoin.—Duprez et Eliçabide.—Mme Lafarge et Mlle Déjazet.—Hommage que l’auteur se plaît à rendre à sa propre sagesse.—M. Fauvel, maire d’Etretat.—M. Meyer-Beer.—M. Lemercier.—M. Hugo.—Les tribuns du peuple.—Léon Gatayes.—J. Janin.—Théodose Burette.—Mme Francia Mollard.—M. le vicomte d’Aure.—M. Baucher.—M. Malpertuis.—La revue.—Le puff du gouvernement.—L’empereur de Russie.—M. Ernest Leroy.—Le cheval de Tata.—Attentat du 15 juin.—Portrait du couteau.—Gueuletons.—Convoi, service et enterrement de la proposition Remilly.—Libations.—M. Waleski.—Ordre du jour.—Témérité de M. Roussel, chef de bataillon de la garde nationale de Montreuil.—La Fête-Dieu.—Un monsieur découvre que je suis un mouchard.—Adresse.—Dernières séances de la Chambre des députés.—Mort de Redouté.—Bohain’s french newspaper.—Le satrape Valée.—M. Bugeaud.—Les pianos et les voisines.—La curée.—M. Pariset.—La Chambre des pairs.—M. Pasquier.—Divers Pasquiers.—M. Decaze.—M. de Saint-Aulaire.—M. Auguis.—M. Jouffroy.—M. Chambolle.—M. Gouin.—M. Vincent.—M. Blanqui aîné.—M. de Bourgoin.—M. de Fontenay.—M. Deffaudis.—Gaillardises d’icelui.—On donne une place à M. Dronin parce qu’il a un mauvais caractère.—MM. Laffitte et Arago, aristocrates.—M. de Balzac.—Amende honorable.—Am Rauchen.
Report d’autre part.
Mai.—Comme on demandait à M. Thiers si quelques écrivains feraient partie de l’expédition de Sainte-Hélène? «Non pas, a-t-il répondu;—je veux lui laisser toute sa gravité.»
Après l’exposition publique des tableaux, on a distribué les récompenses clandestines.
Autrefois, c’était dans une séance solennelle que le roi donnait lui-même aux peintres et aux sculpteurs les médailles qu’ils avaient méritées.—Depuis quelques années,—ils les reçoivent à domicile—par un garde municipal;—on ne leur demande pas tout à fait le secret, mais bien peu s’en faut. On attribue ce changement à quelques protestations grossières faites par de jeunes peintres, ayant plus de barbe que de talent, à la dernière séance royale. Mais il fallait faire mettre les peintres barbus à la porte ou au violon,—et ne pas répondre à un reproche d’injustice dans la distribution des récompenses par une clandestinité qui, entre autres inconvénients, a celui de diminuer singulièrement le prix qu’on attache aux récompenses.
Il y avait dix ans que MM. Jaubert et de Rémusat mettaient une sorte d’orgueil à ne pas avoir la croix;—il y a en effet tant de gens dont on dit: «Pourquoi ont-ils la croix?»—que ce n’est pas une très-mauvaise chose que de faire demander pourquoi on ne l’a pas. MM. Casimir Périer,—Guizot—et plusieurs autres ministres successifs avaient en vain offert la croix à ces deux réfractaires.
M. Thiers leur a joué le tour de faire signer leur nomination au roi sans les prévenir,—de sorte que, comme ministres du roi, ils ont été obligés de l’accepter et de la porter.