Ces deux nominations,—celle de M. Léon Faucher et celle de M. Blanqui, sont deux à-compte pour le Courrier Français.

—Il est question d’envoyer M. Jacques Coste, ancien directeur du Temps, à Constantinople.—On ne sait pas plus le sujet de cette mission que celle de M. Waleski à Mascate:—le plus probable est que cela n’a pour but que de donner des missions à ces messieurs,—et qu’une fois qu’ils sont nommés le but est atteint.

Nous voici, comme vous voyez, en pleine curée.

25.—Il va y avoir, malgré les dénégations, un assez grand mouvement dans le corps diplomatique.—On va mettre à la retraite le baron de Bourgoin, ministre à Munich,—le vicomte de Fontenay, ministre à Stuttgard,—et le baron Deffaudis, ministre à Francfort.

M. Drouin,—premier secrétaire d’ambassade à Madrid, sera rappelé pour remplacer, à la direction du commerce aux affaires étrangères, M. Désaugiers.

Ce déplacement n’a pas pour objet une aptitude spéciale de M. Drouin: la véritable raison est que c’est un homme entier,—impérieux,—obstiné,—et que M. de la Redorte, le nouvel ambassadeur, ayant lui-même le caractère roide et un peu opiniâtre, il leur eût été à tous les deux difficile et désagréable de vivre ensemble.

Pour M. Deffaudis,—la raison qu’on donne de sa disgrâce égaye beaucoup les personnes qui connaissent M. Thiers, un peu collet-monté de sa nature.—On l’accuse de mêler dans ses dépêches des anecdotes un peu grivoises.—M. de Fontenay et M. Bourgoin sont accusés de carlisme.

Voici les prétextes:—la véritable raison est qu’il faut faire des places aux très-peu nombreux membres de la Chambre des pairs qui sont partisans du ministère.