Le Dieu, m’assure-t-on, daigne se manifester dans divers estaminets,—où il fait la Pâque et communie sous les espèces des échaudés et de la bière; sa foudre se compose d’un rotin, et il s’encense lui-même au moyen d’une pipe culottée.—Il rencontra, un jour, dans un café, M. Jules Sandeau, auquel il dit: «Levez-vous et suivez-moi.»—M. Sandeau se leva et s’en alla aussi vite qu’il put aller.

12-13.—Étretat. Je me suis mis à l’eau hier,—et je me suis dirigé vers la ligne d’un beau bleu sombre que forme la mer à l’horizon,—j’ai rencontré une barque de pêcheur, elle était—montée par mon ami Samson;—je l’ai hélé.

—Tiens!

—Monsieur Alphonse!—Eh bien! comment que ça va?

—Bien, mon ami Samson,—et vous?—Avez-vous du genièvre à bord?—il y a longtemps que je suis à l’eau, et cela ne me ferait pas de mal.

—Non, mais voici deux beaux homards que je vous donnerai pour votre dîner.

Et Samson me montra des homards bleus étendant leurs grosses pattes et ne saisissant que l’air avec leurs pinces formidables.

—Merci,—mon ami Samson,—mais pour le moment j’aimerais mieux du genièvre.

—Eh bien!—allez-vous-en encore au large,—tournez la porte d’aval—et vous rencontrerez Valin, le garde-pêche,—il a de l’eau-de-vie.