21.—Il devait y avoir conseil dans la journée.—M. Thiers, qui comptait faire adopter au roi le projet de fortification,—en avait envoyé la mention au Siècle. Mais le conseil n’eut pas lieu, et le petit Martin courut retirer la note.

M. Chambolle était à sa villa.—M. Martinet, qui surveille chaque soir la mise en page du journal, ne voulait pas prendre sur lui de remettre la note.—Ce n’est qu’après deux heures de dialogue qu’il s’y décida.

Cette publication prématurée eût paru peu convenable au château et pouvait être fatale à M. Thiers.

Je saisis cette occasion d’apprendre à M. Martinet tout ce qu’il a eu dans les mains et tout ce qu’il a été pour la France pendant deux heures.

22.—M. Raspail, homme savant et pour lequel, sans le connaître, j’avais une prédilection particulière, vient d’écrire dans les journaux une lettre extrêmement bizarre,—on y trouve surtout deux choses.

On l’emmène à Tulle pour contrôler le rapport de M. Orfila,—et on lui demande:

—Croyez-vous que le résidu obtenu soit de l’arsenic?

Il répond: