Elles auraient dû consulter M. Moëssard, acteur et régisseur du théâtre de la porte Saint-Martin.
Harel, son directeur, abusait un peu de sa longanimité:
«Mon petit Moëssard, disait-il à son pensionnaire, qui est gros comme une tonne, vous me ferez bien encore cette concession?»
M. Moëssard recula d’un pas, rejeta sa bonne grosse tête rouge en arrière, mit sa main droite dans son gilet et dit: «Monsieur Harel, c’est de concessions en concessions que Louis XVI est monté sur l’échafaud.»
Elles ont vu de ce temps tout ce qui arrive aux royautés qui se popularisent.
Sans parler de Sylla qui, après avoir abdiqué, fut poursuivi d’injures et de pierres.
D’autres sont entrées dans la lice avec les acrobates; elles ont cherché tous les moyens de paraître en public, de monter sur les planches, d’être applaudies. Elles ont reçu des actrices chez elles et ont chanté avec elles; elles ont chanté devant un public payant, sur les théâtres, sous prétexte de bienfaisance; elles ont vendu publiquement dans des bazars, et ont chanté gratis à Notre-Dame-de-Lorette, sous prétexte de piété.
La piété et la bienfaisance sont les deux vertus les plus complaisantes et les plus commodes qu’on puisse imaginer.
Voici mon volume fini, mes chers lecteurs;—adieu jusqu’au 1er décembre.