—Ah! mon ami, vous étiez bien mieux ce jour où, sur la falaise d’Etretat,—assis près de moi sur la mousse...

—Je le crois bien,—madame,—mais je ne posais pas, ce jour-là,—et un portrait est toujours le portrait d’un homme qui pose.

M. Raspail a fait de belles choses!—Sa lettre bizarre, dans laquelle il accuse M. Orfila d’avoir lui-même empoisonné sinon M. Lafarge, du moins son cadavre, demandait une réponse.—M. Orfila répond par un cours contre madame Lafarge.—Chaque jour, publiquement,—il fait bouillir des chiens,—les uns empoisonnés, les autres étranglés, et il se livre à de longues séries d’expériences servant de preuve à celles qu’il a faites à Tulle. Depuis un mois, plus de quinze cents chiens innocents ont été victimes de la discussion qui s’est élevée entre ces deux messieurs.

On m’écrit de Chartres pour me prier de détacher une guêpe sur la prison de la ville.

Voir le commencement du présent volume où il est expliqué que les pauvres guêpes sont in partibus infidelium.

Ce n’est pas seulement à Chartres qu’existe l’abus dont on se plaint, c’est-à-dire un accroissement de peine qui ne se trouve dans aucun code ni dans le texte d’aucun jugement.—Les prisonniers et même les prévenus sont privés de tabac à priser et à fumer. Cette privation est si pénible pour beaucoup d’entre eux, qu’ils prisent du poivre qu’on laisse entrer sans obstacle.

On dit avec raison que, sous le gouvernement des hommes, ce sont les femmes qui gouvernent:—et que, sous le pouvoir des femmes, on est gouverné par des hommes.—En effet, si le ministère du 15 avril représentait mademoiselle Plessis, du Théâtre-Français,—celui du 1er mars est le règne de madame Dosne et de mademoiselle Fitzjames de l’Opéra;—avec le nouveau cabinet, mademoiselle Rachel rentre aux affaires.