Rançon et retour des Guêpes.—Le cheval Ibrahim.—Un mot de M. Vivien.—Mot de M. Pelet (de la Lozère).—M. Griel.—M. Dosne considéré comme péripatéticien.—La mare d’Auteuil.—Comment se fait le discours du roi.—Un mot de M. Énouf.—Les échecs.—Un mot de M. Lherbette.—M. Barrot.—M. Guizot.—M. de Rémusat.—M. Jaubert.—Les vaudevilles de M. Duvergier de Hauranne.—Deux lanternes.—Le roi et M. de Cormenin.—Naissance du duc de Chartres.—M. de Chateaubriand.—La reine Christine.—Le général d’Houdetot.—Bureau de l’esprit public.—M. Malacq et mademoiselle Rachel.—M. Lerminier et M. Villemain.—Une guêpe de la Malouine.—M. A. Dumas.—Forts non détachés.—Mot de M. Barrot revendiqué par les Guêpes.—M. Cochelet.—M. Drovetti.—M. Marochetti.—Une messe d’occasion.—Obolum Belisario.—MM. Hugo,—de Saint-Aulaire,—Berryer,—Casimir Bonjour.—M. Legrand (de l’Oise).—M. Jourdan.—Un logogriphe de M. Delessert.—Dénonciation contre les conservateurs du musée.—M. Ganneron mécontent.—M. E. Sue et monseigneur Affre.—Les fourreurs de Paris et les marchands de rubans de Saint-Étienne.—M. Bouchereau paraît.—Les inondations.—Le maire de Saint-Christophe.
DÉCEMBRE.—D’après le jugement dont je vous ai parlé,—on allait vendre le titre des Guêpes aux enchères publiques.—Mes pauvres guêpes, qu’allaient-elles devenir? Qu’en aurait-on fait?—Elles, si libres, si indépendantes,—à quel parti, à quel valet de parti allaient-elles appartenir?—Au service de quelle sottise allaient-elles se mettre?—Au profit de quelle friponnerie allaient-elles combattre?
Je me suis ému,—et, pour leur rançon, j’ai donné tout mon argent.
J’ai racheté ça titre que j’avais créé, qui m’appartenait selon l’équité,—mais non selon la justice.
Revenez donc à moi,—Astarté,—Grimalkin,—Moloch,—j’ai pour vous recevoir de beaux camélias—et des tussilages, des héliotropes d’hiver parfumés. Revenez, mes pauvres prisonnières; revenez, mes enfants, mon escadron ailé, mon bel escadron d’or,—revenez à moi.
Nous allons recommencer notre guerre contre l’avidité et contre la sottise. En avant!
J’ai raconté dans les Guêpes—comment M. Thiers avait acquis de M. Leroy—un petit cheval que M. Leroy prête d’ordinaire à un enfant que l’on appelle familièrement Tata.—Les journaux se sont emparés des faits, et, au lieu de dire le cheval de Tata, ont dit le cheval Tata.—Le cheval s’appelle Ibrahim.—Depuis que M. Thiers a été mis à pieds, il paraît qu’il a rendu Ibrahim à M. Ernest Leroy,—que j’ai aperçu dessus l’autre jour. Ibrahim a beaucoup gagné depuis qu’il n’est plus aux affaires.
M. Vivien a dit spirituellement, en quittant l’hôtel du ministère pour retourner chez lui: «C’est égal, j’aurai toujours appris ce qu’il faut se donner de peine pour être un mauvais ministre.»