«Ce pauvre M. de Cormenin, dit Sa Majesté, il paraît qu’il est comme moi, qu’il ne peut plus sortir.—Il fait un temps affreux; eh bien! je ne puis m’empêcher de porter envie à ceux qui se crottent tranquillement dans les rues.»
Le jour où le canon a annoncé que la duchesse d’Orléans venait d’accoucher,—quelqu’un a dit: «Voyez les Parisiens, comme ils sont contents!—C’est un prince de plus... à outrager... à chasser.»
En effet, dès le lendemain, certains journaux attaquaient déjà le duc de Chartres sur ses manières... de naître.—Il n’avait encore fait que cela.
Un libraire a profité de ce que M. de Chateaubriand avait donné de l’eau du Jourdain pour le baptême du duc de Chartres—pour annoncer les œuvres complètes de l’auteur de René.
La reine d’Espagne, Christine, est à Paris,—où le roi Louis-Philippe l’a parfaitement reçue;—c’est une belle personne,—un peu trop grosse, mais ses yeux ont une remarquable intelligence.—Ses adieux aux Espagnols, qui ont été publiés par les journaux, sont d’une grande éloquence.—Elle voulait aller en Italie—et le général d’Houdetot a eu quelque peine à la décider à venir à Paris.—Il est vrai de dire qu’en fait de gouvernement constitutionnel,—pour se servir d’une expression populaire:—elle sortait d’en prendre.
Il y a au ministère de l’intérieur un bureau qui s’appelle bureau de l’esprit public.—C’est de ce bureau que partent des instructions, des discours et des articles tout faits pour les journaux de Paris et de la province et pour messieurs les préfets des départements.
Ce bureau, depuis l’avénement de M. Duchâtel, n’est pas encore organisé.—M. Duchâtel a fait prévenir par le télégraphe M. Malacq, qui était en province, qu’il eût à revenir promptement prendre la direction de l’esprit public, dont mademoiselle Rachel avait fait l’intérim.