(Page 102.) Le grand mât du drake tombe comme un arbre déraciné.
Alors, comment l’Indienne, abordant ledit drake par la hanche de bâbord,—c’est-à-dire sur l’arrière du grand mât, peut-elle engager ses vergues dans les vergues du brick de trente-six canons, son ennemi, dont le grand mât n’est plus debout?
Et la guêpe s’envola,—en faisant avec ses ailes un petit bruit d’et cætera.
A chaque instant, on apprend quelque nouvelle évasion des bagnes.—Depuis peu de temps, neuf forçats ont quitté clandestinement le bagne de Rochefort.—Joignez à cela les circonstances atténuantes qui envoient aux bagnes des gens qui méritent mieux que cela, et vous ne pourrez voir sans inquiétude rentrer dans la société des gaillards qui ne sont pas destinés à en faire l’ornement.
A la chute du ministère du 1er mars,—il était à présumer qu’on suspendrait les travaux des forts détachés. En effet, c’était en vue de la guerre que l’on fortifiait Paris, et le nouveau ministère détruisait les chances de guerre.—Cependant, on a continué à travailler et surtout à faire des marchés, dont quelques-uns sont au moins singuliers.
Ainsi, les travaux de Noisy, sous prétexte de soumission au rabais, ont été adjugés à M. Benoît, moyennant une augmentation de vingt-deux pour cent sur le devis.
Tandis qu’à Charenton M. Lebrun les a eus à sept francs trente-trois centimes de rabais, ce qui fait que le mètre de maçonnerie qui coûte vingt francs à Charenton coûte vingt-six francs à Noisy.