Pendant la lecture de l’adresse à la Chambre des députés—une voix a bien voulu emprunter quelques mots aux Guêpes—au moment où le président est arrivé à cette phrase: «Si notre territoire est menacé.» M. Barrot s’est écrié: «Oui, quand on sera à Strasbourg

Attendu que, sous le ministère parlementaire, on a tout fait sans le concours des Chambres—et qu’il ne leur reste plus qu’à approuver des mesures et des dépenses qu’on a eu soin de trop avancer pour qu’on puisse revenir dessus aujourd’hui,—il était à craindre que nos honorables représentants ne fussent embarrassés pour occuper la session.

Mais un député a fait une découverte qui doit nous rassurer à ce sujet.

Depuis longtemps on sentait un embarras financier sans en pouvoir apprécier et définir les causes. L’opposition se plaignait d’un scandaleux gaspillage des deniers publics.—Les ministères qui se succédaient gémissaient de l’insuffisance du budget.—On n’avait d’argent ni pour exécuter de grands travaux, ni pour fonder des entreprises utiles.—Les plus forts économistes de la Chambre y perdaient leur latin.

Mais M. Chapuys de Montlaville a mis le doigt sur la blessure.—Il a découvert qu’il y a quelque part, dans un village des Basses-Pyrénées, un greffier de justice de paix qui grève indûment le budget de cent francs par an.

Ce fait va être dénoncé à la Chambre, et tout porte à croire qu’on fera justice de la rapacité du greffier. Par suite de quoi tout ira le mieux du monde.

A une des dernières séances de la Chambre des députés—quelqu’un disait ce que Scaliger disait des Basques, dont le patois l’étonnait un peu: «On assure qu’ils s’entendent entre eux, mais je n’en crois rien