M. Ganneron est prêt aujourd’hui à ouvrir le gouffre de la guerre universelle—pour les limites de la Syrie.
A une des dernières représentations de l’Opéra,—le duc d’Aumale, qui, dit-on, est un jeune homme très-spirituel, parlait et riait très-haut dans la loge du prince royal.—On a fait entendre du parterre un chut énergique.—Les princes ne se sont pas retirés et ont eu le bon goût de baisser la voix.
Ceci pourrait servir quelquefois d’exemple à d’autres loges.
La littérature fait assaut de croix et de décorations.—M. Dumas en a quinze.—M. E. Sue, chevalier de la Légion d’honneur, comme tout le monde,—a dernièrement,—à une grande chasse, chez le prince de Wagram, je crois, fait exhibition d’un cordon de Gustave Wasa.
M. Gauthier est un jeune homme qui fait depuis longtemps de la prose très-spirituelle et des vers très-magnifiques. Il y avait, certes, là plus qu’un prétexte à lui donner la croix d’honneur, qu’on a donnée sans prétexte à tant d’autres.—On a exigé, assure-t-on sérieusement, qu’il fît une grande ode sur le baptême du comte de Paris, et qu’il coupât ses cheveux qu’il portait très-longs.—J’ai vu l’ode et les cheveux coupés.
M. Eugène Sue a imaginé un moyen singulier de raconter dans la meilleure société les histoires les plus scabreuses et les mots les plus risqués;—il met le tout sur le compte de M. Affre, l’archevêque de Paris,—qui, grâce à cette plaisanterie, commence à passer pour un homme très-spirituel, mais un peu léger.—Je ne vois aucun moyen d’imprimer l’opinion de M. Affre sur le procès Lafarge.