Le char, construit par le charpentier Belu, a été fait, pour ne pas durer,—comme un décor de théâtre.
On conserve au garde-meuble le char funèbre du duc de Berry et celui de Louis XVIII.—Celui de l’empereur a été démoli;—aussi l’avait-on simplement doré en cuivre.—Le 15, à cinq heures du matin, la dorure n’était pas terminée.
La colonne de Courbevoie n’a été achevée que cinq jours après la cérémonie.
Les chevaux,—appartenant à l’administration des pompes funèbres, quoique au nombre de seize,—ont eu beaucoup de peine à mettre la lourde machine en train.—A la montée de Neuilly,—on a craint un moment qu’ils ne restassent en route.
L’invention du cheval de bataille était du mélodrame ridicule dès l’instant qu’il n’existait plus de cheval qui eût été monté par Napoléon.—Aussi s’enquit-on d’abord d’un vrai cheval de bataille.
On en connaissait trois.
Un à M***, écuyer qui devait le conduire par la bride, mais—il était depuis trois mois empaillé au Jardin des Plantes.