Quelques-uns, pour éviter cela, ne dansent pas quand la femme dont ils ont fait choix n’est pas libre;—mais il peut alors arriver que l’on passe la nuit sans danser, quelque envie que l’on en ait.
Voici ce qu’on fait dans plusieurs villes du Midi:—chaque homme, en entrant, choisit dans une corbeille une fleur artificielle,—et, quand il va engager une femme à danser,—au lieu de cette formule peu variée:
«Madame veut-elle me faire l’honneur de danser avec moi?» il offre la fleur,—qu’elle garde à sa ceinture jusqu’à ce qu’elle ait dansé la contredanse promise;—puis, la contredanse finie, elle lui rend le bouquet, qu’il va offrir à une autre.—Par ce moyen, on ne s’expose pas à inviter une femme déjà engagée,—puisque chaque femme qui n’a pas de fleur est libre et attend un danseur.
M. Kalkbrenner, le célèbre pianiste, a un enfant prodigieux, qu’il aime à faire travailler en public.—Dernièrement, l’enfant s’arrêta subitement au milieu d’une brillante improvisation.
—Eh bien! va donc.
—Mais, papa... c’est que... je ne me rappelle pas.
Voici un mot de la reine Christine à Espartero,—quelques personnes le connaissent,—mais celles-là l’entendront deux fois: il est digne de Corneille.
«Je t’ai fait duc de la Victoire,—marquis de ***,—comte de ***;—mais jamais je n’ai pu te faire gentilhomme.»