Je ne dirai cependant rien de la vente au profit des Polonais, faite cette année.—Je suis arrêté par mon admiration pour la princesse Czartoriska.—Cette respectable femme n’a d’autres occupations, d’autres plaisirs, que de soulager la détresse de ses compatriotes.—Son année entière se passe à préparer cette vente.—Elle fait des visites,—encourage les dames patronnesses,—console les malheureux, et trouve encore le temps de faire des ouvrages dignes des fées.—Il y a d’elle, cette année, deux paravents d’une grande beauté.

La comtesse Lehon était la plus charmante marchande qu’on pût voir.—Elle avait pour associées et pour rivales une foule de femmes d’une grande beauté.—Madame Hugo, qu’on oublie d’appeler vicomtesse, parce que c’est assez pour elle d’être madame Hugo;—madame de Radepont,—madame Friant,—lady Dorsay,—madame de Rémusat.—On remarquait aussi mademoiselle Dangeville, célèbre par son ascension au Mont-Blanc.

La vente a été très-productive.

Les Russes ont affecté d’acheter beaucoup et de payer très-cher,—ce qui a été jugé de fort bon goût.

J’ai reçu de M. Ganneron, l’ex-épicier millionnaire mécontent, mon colonel, une circulaire relative aux inondés de Lyon.—C’est plus français par les sentiments que par le style.—Exemple:

«Paris, 1er décembre.

«Plusieurs compagnies ont ouverTES des souscriptions, etc.»

J’ai dénoncé la précipitation des journaux, qui, le lendemain de sa naissance, avaient déjà montré peu d’indulgence pour le second fils du duc d’Orléans.