M. Séguier, premier président de la cour royale,—a fait du nouveau-né un éloge qui n’est pas moins plaisant;—il l’a félicité de s’être hâté de naître.
—Mon cher, disait l’autre jour un officier de la garde, nationale à un officier de l’armée,—depuis combien de temps êtes-vous lieutenant-colonel?
—De 1832.
—Oh! alors, je suis plus ancien que vous.
On demande où commencent et où finissent maintenant les annonces des journaux.—De la quatrième page elles ont passé à la troisième, où elles sont déguisées sous le titre de réclame.—De la troisième elles ont sauté à la seconde, au feuilleton.—Quelques personnes ne s’en aperçoivent pas; d’autres, au contraire, croient que tout est annoncé.—Les journaux les plus hurleurs de vertus—ne se font aucun scrupule de se rendre complices des filouteries des marchands de n’importe quoi—en ne négligeant rien pour faire croire à leurs lecteurs que les annonces payées à tant la ligne sont le résultat de l’examen et l’expression de la pensée du rédacteur.
Si un journal vous trompe sur une chose à acheter, ce qui amène une perte d’argent,—quel scrupule aurait-il de vous tromper sur une chose à penser,—ce qui n’amènerait qu’une erreur?
Quand l’annonce avait une place et une forme communes, on savait à peu près ce que cela voulait dire;—mais, depuis que tout cela est changé,—et que le marchand fait parler le journaliste lui-même, et lui fait dire: Nous ne saurions trop recommander, etc.,—j’avoue que je ne comprends pas bien comment on peut croire à la bonne foi politique de carrés de papier complices volontaires de tant de tromperies commerciales.