Certes, si les lettres étaient authentiques, le roi n’aurait absolument qu’à s’en aller.
Mais les journaux qui les ont publiées sont déférés au procureur du roi sous l’accusation de faux et de diffamation.
Il paraît cependant que les trois premières sont vraies et qu’on ne peut leur reprocher que des interpolations; les autres sont, dit-on, fabriquées à Londres.
On assure que l’on a déjà fait acheter au roi plusieurs lettres de ce genre, et que cette fois on espérait le même résultat.
On dit que la Contemporaine est compromise dans ce trafic.
Mais, comme le roi demandait ce que c’était que ces lettres et combien on en voulait, on lui répond: «Trois mille francs de chaque.
—Elles sont apocryphes!» s’écria-t-il.
C’est sur le refus de la liste civile qu’on les a données ou vendues aux journaux. Le ministère espérait mettre la main dessus dans les nombreuses saisies qui ont été faites,—mais on n’a pas réussi.