—Donne-m’en d’autres.

—En voici d’autres.

—Que diable veux-tu que je fasse de ceux-ci?—Tiens, décidément j’aime mieux les premiers.

M. Mac *** va reprendre les bas qu’il a jetés sur son lit,—mais ils sont tombés dans la ruelle;—il tire un peu le lit,—passe derrière et se baisse pour les ramasser.

—Allons, monsieur,—disait le commissaire,—avouez que vous espériez n’être pas encore pris de sitôt.—Vous en avez attrapé plusieurs.—Mais je me suis chargé moi-même de votre affaire,—et je me suis dit: «Voyons donc le monsieur qui est si malin.»—Eh bien! vous ne trouvez donc pas vos bas?—c’est singulier, ce qu’on perd de temps à chercher ses bas;—moi, c’est mon chapeau que je perds sans cesse.—Dites donc, monsieur, ils sont peut-être restés dessus.—Je suis sûr qu’à la fin de ma vie j’aurai passé huit ans à chercher mon chapeau.—Oh! ça, c’est une plaisanterie.—Monsieur le comte, relevez-vous donc,—je sais bien où vous êtes,—il ne faut pas un quart d’heure pour ramasser une paire de bas.—Allons donc.—Nous n’en finirons jamais.

—Monsieur le commissaire,—dit Joseph,—écoutez un peu.

Le commissaire prêta l’oreille et dit:

—Eh bien! c’est un bruit de voiture? qu’est-ce que ça me fait?—Allons donc, monsieur le comte, finissez donc,—relevez-vous.

—Mais c’est sa voiture qui s’en va,—dit Joseph.

—Qu’est-ce que ça me fait?—répéta le commissaire.