DEUXIÈME PENSÉE DE M. C.-M.-A. DUGRIVEL, p. 96.—«La plupart des hommes, vus de près, sont rarement ce qu’ils paraissent de loin.»

Celle-ci est hardie, mais le moraliste, le philosophe, ne doit pas reculer devant sa pensée, quelque choquante qu’elle puisse être pour les opinions reçues.—D’ailleurs, quelque audacieuse qu’elle puisse paraître, cette pensée de M. C.-M.-A. Dugrivel n’est contraire ni aux bonnes mœurs, ni à la religion, ni à la charte.

QUATRIÈME PENSÉE DE M. C.-M.-A. DUGRIVEL, p. 100.—«L’ingratitude est la monnaie dont se paye le plus souvent un bienfait.»

Il faut l’avouer,—cette pensée est triste;—est-il donc vrai que le philosophe ne peut se livrer à une étude un peu approfondie sans y découvrir des choses aussi affligeantes,—et doit-on réellement lui savoir gré de sa découverte?

CINQUIÈME PENSÉE DE M. C.-M.-A. DUGRIVEL, p. 111.—«L’avarice, examinée de près, sent bien la crapule.»

Attrape!—j’aime qu’on dise leur fait aux hommes et à leurs passions.—La philosophie n’a pas pour but de dire des douceurs à son semblable,—et je suis content de voir M. C.-M.-A. Dugrivel morigéner l’homme et le tancer de la bonne façon.

SIXIÈME PENSÉE DE M. C.-M.-A. DUGRIVEL, p. 117.—«Il est des gens toujours amis de ceux qui sont au pouvoir.»

Bravo!—il est possible que cela déplaise à M. Passy—(Hippolyte-Philibert), mais rien n’arrête M. Dugrivel: ni la hardiesse de la pensée,—ni les dangers de l’application.

SEPTIÈME PENSÉE DE M. C.-M.-A. DUGRIVEL, p. 169.—«Je me venge des méchants par une pensée contre la perversité humaine,—mes armes sont bien innocentes.»

Très-innocentes, en effet, monsieur C.-M.-A. Dugrivel.