Il arrive cependant quelquefois qu’une attaque à laquelle je ne ferais aucune attention me donne un prétexte raisonnable de traiter un sujet qui me convient,—c’est ce qui arrive à une sorte de recueil à couverture verte,—auquel je ferai d’abord le chagrin de ne pas le nommer.
Ces messieurs, en parlant d’une soirée,—veulent bien y mentionner ma présence,—et disent à ce sujet:
—«On a remarqué que ce critique portait des gants noirs.—Est-ce par économie?»
D’abord,—messieurs,—pour faire semblant d’ignorer que je fais des livres, il faudrait que les premières pages de votre brochure ne fussent pas occupées par une espèce de récit qu’un de vous a bien voulu copier dans un roman de moi, qui s’appelle Geneviève, et signer de son nom.
Il viendra, je l’espère, un jour—où, les hommes n’étant pas tout à fait fous, il deviendra impossible de comprendre l’importance qu’on attache de ce temps à la couleur des gants.
J’ai déjà eu occasion de le dire,—l’ancienne aristocratie tenait à la beauté des mains.—La nouvelle tient à la beauté des gants.
Certaines conditions de l’aristocratie étaient un peu difficiles à atteindre.
Il fallait de la naissance, de l’esprit, du savoir,—du courage,—de l’élégance, de l’honneur.
On a changé tout cela au bénéfice de cette grosse bêtise qu’on appelle égalité.—Tout cela est remplacé avantageusement par des gants jaunes.
Il n’y a plus que deux classes d’hommes en France: