—Moi, je suis fort tranquille, j’ai votre parole que vous ne me renverrez pas au couvent.
—Ma foi, je ne vois qu’une chose: c’est de vous conduire au ministère de l’intérieur, puisque c’est du ministère de l’intérieur qu’est venu l’ordre de vous arrêter.
—Comme vous voudrez.
On arrive au ministère de l’intérieur.—M. Duchâtel est à Chantilly—ou ailleurs;—le sous-secrétaire d’État est également absent;—il n’y a absolument que M. Mallac, secrétaire particulier de M. Duchâtel. Le gouverneur lui expose son embarras.
M. Mallac n’est pas moins embarrassé.
—Que voulez-vous que je fasse de l’infante? dit-il au gouverneur.
—C’est justement la question que je viens vous faire pour mon compte, répond le gouverneur.
—Il faut que vous retourniez près de don François de Paule.
—Je le veux bien.
M. Mallac fait ouvrir à l’infante les appartements de madame Duchâtel, qui est à la campagne avec son mari, et la confie aux soins de mademoiselle ***, amie de pension de madame Duchâtel, qui l’a gardée auprès d’elle, se réservant ceux de faire fermer les portes et les fenêtres. Le gouverneur revient avec un nouveau refus de l’infant.