—Allons,—allons,—dit M. Mallac, il faut la décider à retourner au couvent.
—Mademoiselle, lui dit-il, votre père refuse de vous recevoir;—dans cette situation, vous n’avez d’autre asile convenable que le couvent.
—Vous vous trompez, monsieur, répondit l’infante avec dignité, j’ai un asile sûr et honorable auprès de mon mari,—M. le comte....ski.
—Mais, mademoiselle, vous savez bien que votre mariage...
—Monsieur, quelques heures après mon évasion, nous avons trouvé, dans un village, un prêtre qui nous a mariés.
—Ce mariage manque de toutes les formalités, mademoiselle.
—Monsieur, je suis au moins mariée devant Dieu;—Je suis comtesse....ski, et vous m’obligerez en m’appelant ainsi.—On a beaucoup parlé de mon aventure, n’est-ce pas?
—Je ne vous cache pas, madame...
—Je le savais, il y a eu du scandale; j’en suis désolée, mais c’était le seul moyen d’arriver à mon but;—ma mère savait que j’aimais M. le comte....ski,—je le dis sans rougir, parce que je suis sa femme maintenant.—C’est pour cela qu’elle m’a mise dans cet affreux couvent, d’où j’ai risqué ma vie pour m’échapper, car j’ai descendu d’une fenêtre de trente pieds de haut avec des draps et des serviettes;—je n’y retournerai pas, parce que j’y mourrais.—Qu’y a-t-il de nouveau en Espagne, monsieur?
—Madame, Espartero est régent.