—Cela va désoler ma mère; elle avait rêvé la régence pour mon père;—pauvre femme! elle s’aveuglait, cela lui irait si peu.—Ma tante Amélie a dû être bien fâchée contre moi?

—On dit qu’elle a été fort triste de ce qui est arrivé.

—J’en suis désolée. Et ma tante Christine?

—Elle est arrivée à Paris.

—Monsieur, faites-moi, je vous prie, donner un mouchoir. M. Mallac s’empresse d’obéir à l’infante.

—Savez-vous, monsieur, ce qui m’a trahie et ce qui m’a fait reconnaître?—rien autre chose que mes maudits cheveux roux;—si je pouvais au moins en accuser quelque chose de moins laid;—n’est-ce pas que c’est affreux?

M. Mallac cita Rubens, qui aimait à donner cette nuance aux cheveux de ses héroïnes, et la plupart des peintres, qui, plus justes appréciateurs de la beauté que le vulgaire, ont pour les cheveux ardents une affection particulière.

Sur ces entrefaites, M. Duchâtel arrive;—on demande M. Mallac;—M. Mallac va lui raconter la chose.

—Il faut la décider à retourner au couvent.

—C’est impossible.