—Il faut la renvoyer chez le père.
On envoie encore le précepteur, plus que jamais dans l’embarras.
Il revient avec un nouveau refus de recevoir l’infante, mais avec un consentement formel à son mariage avec le comte....ski.
—L’infante, à cette nouvelle, saute de joie.
—Je vais donc être rendue à mon mari.—Allons, monsieur, donnez-moi mes passe-ports—et demandez des chevaux.
Mais il n’y a point de passe-ports au ministère de l’intérieur; on va prendre les ordres du roi; le roi répond: «Donnez-lui ses passe-ports,—mais je ne veux pas qu’ils partent du ministère de l’intérieur: j’aurais l’air d’avoir donné mon approbation à ce singulier mariage; envoyez le passe-port chez don François, c’est lui qui le fera donner à sa fille.»
L’infante s’est mise en route.
La reine Amélie a dit, dans sa naïveté de femme simple, honnête et bonne qu’elle est: «Ce qui me console, c’est qu’il y avait deux lits dans la chambre où on les a arrêtés.»
Dans ce roman réel,—si rare dans la vie, où les romans n’ont qu’un premier volume,—ce n’est pas le Polonais qui est mon héros.—Tout mon intérêt se porte sur la jeune femme animée d’une passion si vraie et si profonde, d’une croyance si absolue; si forte de son amour.—Et je songe avec tristesse que tout cela doit finir par un cruel désillusionnement.—Don François n’est pas riche, et d’ailleurs ne paraît pas disposé à négliger un des plus magnifiques prétextes que puisse trouver un père pour marier sa fille sans dot. On pense que le comte....ski va aller offrir à Espartero les services du neveu de la reine Christine et de la reine Amélie.