—Alors vous m’obligerez de ne plus venir chez moi.
Un autre jour, votre frère revient.
—Eh bien! j’en apprends de belles. Vous allez prendre une boutique?
—Ma foi, mon frère, c’est ma seule ressource: la famille a tout dépensé pour toi, personne ne m’a aidé, je veux essayer de l’industrie.
—Fi!
—Fi plutôt de la misère et de la faim! Si tu veux me donner de l’argent, je ne me ferai pas boutiquier.
—Je n’en ai pas.
—Alors laisse-moi en gagner,—ou plutôt aide-moi;—si tu veux, en me recommandant à M...., tu peux faire presque ma fortune.
—Du tout, je n’avouerai pas que j’ai un frère qui porte mon nom, un frère boutiquier, fi!
Ce nom, ce terrible nom,—illustré quelquefois par un faquin adroit et intrigant,—c’est pour vous la robe de Nessus;—ou plutôt c’est comme un habit qu’un ami vous aurait prêté;—l’ami est derrière vous qui vous dit à chaque instant: