«Prends garde, tu vas verser du punch sur ton habit.

»Ne lève donc pas les bras comme cela,—tu vas faire craquer les entournures de l’habit.

»Je t’avais dit de ne pas le boutonner,—tu vas déformer mon habit.

»Ne mets donc pas la main dedans pour te poser à la Chateaubriand,—tu vas m’arracher un bouton.

»N’oublie pas de prendre une voiture,—il pleut, tu gâterais mon habit.»

Vous finissez par dire à l’ami: «Eh bien! reprends ton habit.»

De même, un matin, vous dites à votre illustre frère—«O mon illustre frère! tu m’ennuies considérablement avec ton nom de Tartempiou; tu seras désormais le seul Tartempiou, tu porteras uniquement ce nom devenu trop grand et trop lourd pour moi: je ne m’appelle plus Tartempiou, je puis faire ce que je veux.—Je m’appelle Tartempioux; l’x me rend la liberté et mon bonheur, et de nous sortiront deux races distinctes: les Tartempiou dont tu seras l’origine, et les Tartempioux dont je serai la souche; et si, dans cinq mille ans d’ici, ces deux races, devenues ennemies, s’entre-déchirent; si nos neveux, oubliant qu’ils sont cousins, s’avisent de se manger à des sauces variées, sur toi seul en retombera le crime. Vade retro, Tartempiou! Tartempioux n’a plus rien de commun avec toi.

Un égoïste de nos amis,—qui se croit à la fois le centre, le but et la cause de tout ce qui est et de tout ce qui arrive, disait avant-hier:

—Il n’y a qu’à moi qu’il arrive de ces choses-là!