Es-tu un messager de crainte ou d’espérance, de joie ou de deuil?

Non, le guerrier est une estafette envoyée du ministère des finances à la rue de la Tour-d’Auvergne, par mon ami***, employé audit établissement, pour me demander s’il n’aurait pas par hasard laissé chez moi un parapluie vert.

Darmès,—qui a tiré sur le roi, vient d’être, par la Cour des pairs, condamné à la peine des parricides,—c’est-à-dire à être conduit sur le lieu du supplice et à avoir le poing coupé, puis la tête tranchée.

MM. les pairs ont, en cette circonstance, un peu agi comme les architectes qui, sachant qu’on leur diminuera un quart ou un cinquième en réglant leur mémoire, mettent sur ledit mémoire un cinquième ou un quart de plus qu’ils ne veulent avoir.

Darmès a été exécuté deux jours après son jugement.

Le roi a, dit-on, fait grâce des accessoires, c’est-à-dire de la chemise blanche et du poing.

UN VOISIN DE CAMPAGNE.—Le roi Louis-Philippe avait près de Neuilly un voisin fort incommode. C’était un citoyen ennemi des rois en général, et du roi de Juillet en particulier,—qui offrait à la patrie toutes les tribulations qu’il trouvait moyen de faire subir au malheureux monarque.

Sa propriété, contiguë à celle du roi, consistait en un petit terrain, sur lequel il se plaisait à rassembler tous les chiens morts repêchés dans la rivière, et en général tout ce qui pouvait offenser l’odorat.—Le roi s’en plaignit à M. de Montalivet, qui prit sur lui de délivrer le parc de Neuilly de cet inconvénient;—il alla trouver le voisin, et lui demanda s’il voudrait vendre son petit terrain.