Ou au moins l’Église n’a plus ni force ni action. Il y a deux classes de personnes qui vont à la messe:
Les partisans de la légitimité,—parce que c’est une protestation contre les doctrines libérales;
Les bourgeois parvenus et les danseuses,—parce que cela est comme il faut, et parce que l’ancienne aristocratie y allait.
Ah!—il y a aussi... les gens pieux qui y vont pour prier Dieu.
Il y a deux classes de prêtres:
Ceux qui ont pris pour modèle les bons curés de M. de Béranger,—qui chantent à table,—prennent le menton aux filles et vont à la chasse;
Ceux qui, au contraire, voulant s’opposer au flot du libéralisme, se sont renfermés dans les vieilles choses de l’Église,—parlent contre les juifs, contre les pharisiens, contre Luther,—traitent des questions de dogme,—ne se mêlent à rien des choses de ce temps-ci,—professent les doctrines qu’on n’attaque pas, parce qu’on ne s’en occupe guère, et une religion qui exerce précisément autant d’influence que celle du bœuf Apis,—ou celle de Teutatès.
Je n’appelle pas prêtre—M. ***, qui n’est pas chrétien,—ni M. Châtel, qui, sacré évêque par un épicier de la rue de la Verrerie, a sacré Auzou, ancien comédien de la banlieue, lequel Auzou l’a excommunié, et, qui pis est, mis à la porte;
Ce M. Châtel, primat des Gaules,—qui tour à tour dit la messe dans une église de garçon, à l’entresol,—rue de la Sourdière;—dans un local, boulevard Saint-Martin,—où il remplaçait un rhinocéros et un éléphant, et dans l’écurie des pompes funèbres.