Art. 4.—Chaque journal sera tenu d’insérer, etc.

Cet article existe déjà dans la loi, mais d’une manière vague qui permet de l’éluder sans cesse.—Nettement exprimé, il épargnerait au gouvernement le coq-à-l’âne volontaire, perpétuel et grotesque par lequel il se justifie sans cesse devant des gens qui ne savent rien des choses dont on l’accuse, et n’a aucun moyen de parvenir à ceux qui ont entendu l’accusation.

RENSEIGNEMENTS UTILES AUX GENS D’AVIGNON.—Dans le numéro des Guêpes du mois de mai dernier, il est fait mention d’un tableau de M. Gudin qui, donné par le roi à la ville d’Avignon en 1836, n’était pas encore arrivé à sa destination depuis cinq ans qu’il est en route.

Nous racontions, en outre, qu’on s’occupait activement de rechercher ce tableau égaré, de douze pieds de haut.

Jusqu’ici les recherches de messieurs de la liste civile et de leurs employés ont été inutiles.—Nous croyons pouvoir leur dire où est le tableau.

Le tableau est tranquillement accroché dans le musée de la ville de Douai.

Astarté,—une de nos Guêpes les plus vagabondes, prétend l’avoir parfaitement reconnu;—elle assure en outre que ce tableau, envoyé, sans autre avis, aux autorités de la ville de Douai, est resté six mois sans qu’on ouvrît la caisse qui le renfermait; enfin, au bout de ce temps, M. Quenson, conseiller à la cour royale,—grand amateur de peinture et quelque chose au musée,—prit sur lui d’ouvrir la caisse et de s’emparer,—pour le musée,—du tableau de Gudin, ne laissant aux gens d’Avignon que la reconnaissance pour le présent qu’ils n’ont pas reçu.

A MONSEIGNEUR L’ARCHEVÊQUE DE PARIS.

Paris.