Oui.

Eh bien,—ils en achèteront d’autre, qu’ils sèmeront maintenant de la mi-octobre à la mi-mars.

Parbleu! l’ami Mars est venu là fort à propos et s’est montré un véritable ami pour prolonger le délai pendant lequel le planteur de la Louisiane—espère duper le public,—avec l’assistance des carrés de papier de toutes les couleurs et de toutes les opinions,—un franc la ligne.

Sérieusement,—carrés de papier,—croyez-vous jouer là un rôle bien honorable,—que d’être ainsi complices de toutes les friponneries contemporaines,—de tous les charlatanismes,—de vous établir compère de tous les marchands d’orviétans?

Vous répondez: «On sait bien que la quatrième page des journaux est livrée aux annonces—et que nous ne sommes pas responsables de ce qu’elles disent.»

On? qui est-ce que ce on?—vous,—moi..., et ce n’est pas ici le lieu de dire que je m’y suis laissé prendre plus d’une fois.

«Et, d’ailleurs, ajoutez-vous en général, la signature des gérants précède les annonces, ce qui explique, clair comme le jour, que nous ne garantissons pas au public la vérité des annonces que nous insérons.» Très bien;—mais alors, gens si vertueux pendant trois pages, pourquoi cette facilité de mœurs à la quatrième page? pourquoi ne pas mettre en gros caractères en haut de votre quatrième page:

«Ceci est un mur public—où on affiche ce qu’on veut,—moyennant la somme de...—Nous ne garantissons pas ce qu’il plaît aux marchands d’y mettre;—ce sont eux qui parlent—et qui crient ainsi leur marchandise—à une distance où leur voix ne parviendrait pas.»

Vous ne l’avez jamais fait, carrés de papier, vous ne le ferez pas; bien plus, quand vous avez pensé qu’on commençait à soupçonner que ce pouvait bien être cela, vous avez imaginé la réclame; la réclame est une annonce mieux déguisée, là le journal ne se contente pas de ne pas dire qu’il ne garantit pas le vérité de ce qu’il publie.