On fit entrer notre homme au nº 9, sous une porte ronde.
—Le voilà chez David, dit alors l’homme auquel M...y avait adressé sa première question.
—Et que fait-on chez David? demanda M...y.
—C’est la fourrière, répondit l’homme.
—Est-ce là qu’on flétrit les mesures? demanda M...y.
—C’est là qu’on les vérifie.
—Comment?
—Oui, cet homme qu’on emmenait a été surpris par les agents à vendre à faux poids.—On l’amène chez David.—Si David trouve que ses mesures ne sont pas justes,—il met en fourrière les poids, les balances et tout le bataclan.—C’est sans doute ce que vous appelez flétrir les mesures.
Ce n’était pas encore là ce que nous cherchions.—Découragés, nous montâmes en voiture et nous allâmes à Saint-Ouen, comme nous faisions souvent.—Là, grand nombre de Parisiens pêchaient à la ligne.—J’appelai Bourdin, un batelier de mes amis,—qui avait l’obligeance de garder mon canot.
N. B. J’apprends que le gouvernement l’a saisi et confisqué comme n’ayant pas les dimensions qu’il lui plaît d’exiger par une ordonnance qu’il aurait dû rendre avant que je fisse faire mon bateau;—et les journaux disent qu’on désarme et qu’on disloque la flotte,—tandis qu’au contraire on prend des moyens quelque peu extrêmes pour posséder un plus grand nombre de bâtiments.—O mon pays! si mon canot peut servir à ta gloire,—s’il peut surtout augmenter l’effectif de ta flotte,—faire trembler la perfide Albion—et faire taire les journaux,—je te l’offre de grand cœur.