—J’en appelle à la postérité, disait l’autre jour un poëte tombé,—je récuse un public de tailleurs.
—Hélas! monsieur,—lui répondit quelqu’un en ouvrant la fenêtre,—voyez ces enfants qui jouent aux billes dans la cour: voilà ceux qui seront la postérité.—Les tailleurs d’aujourd’hui, dont vous vous plaignez, sont la postérité tant réclamée par les poëtes sifflés il y a cinquante ans.—En appeler à la postérité, c’est en appeler des tailleurs d’aujourd’hui aux bottiers de l’avenir.
Je n’ai aucune raison de ne pas dire que ce mois-ci je m’amuse énormément à propos des journaux et de la Fête-Dieu.—L’année dernière déjà la même circonstance m’avait procuré quelque distraction,—comme en peut faire foi le volume des Guêpes de juillet 1840,—où il est question de M. Roussel, chef de bataillon de la garde nationale de la petite commune de Montreuil.
Plusieurs de ces bons carrés de papier racontent avec indignation que dans plusieurs villes de province—on a osé faire des processions à l’occasion de la Fête-Dieu, et que les soldats commandés pour l’escorte ont rendu au dais les honneurs ordinaires. «Nous voilà donc en pleine Restauration!» s’écrient ces organes vénérés de l’opinion publique.
J’ai eu longtemps pour domestique un Indien fort noir auquel je m’avisai un jour de demander—de quelle religion il était.
—Je ne sais pas.
—Qu’est-ce que tu adores?