Mais prenez dans l’intelligence de M. Ganneron une fraction équivalente à trente-quatre sous dans le cens d’éligibilité, et osez dire à M. Pelletier-Dulas: «Monsieur, vous êtes moins intelligent de cela que M. Ganneron.»

Qui est-ce qui se chargera de cette commission?—Ce n’est pas moi,—car le M. Pelletier-Dulas, auquel on adresserait ce compliment, pourrait le trouver mauvais et me faire un mauvais parti.

Voulez-vous seulement (et c’était ce qu’on demandait) admettre les capacités et l’intelligence parmi les électeurs? Quel sera le rôle des éligibles? Dans quelle position secondaire les placez-vous? L’intelligence par votre vote sera déclarée valoir deux cents francs,—mais pas un sou de plus.

Et puis encore le même inconvénient: comment dresserez-vous vos listes?

Quand on dit à un commis: «Monsieur, d’où vient que je ne suis pas sur la liste électorale?» il vous répond: «Monsieur, c’est que vous ne payez pas le cens.»

Vous n’avez pas le moindre prétexte de vous fâcher,—et d’ailleurs, vous avez, pour consolation, des phrases toutes faites contre l’argent et les richesses,—et vous dites: «J.-J. Rousseau n’aurait pas été électeur,—je suis comme J.-J. Rousseau.»

Mais, si vous admettez le sens au lieu du cens, ou si vous admettez l’un avec l’autre, la chose change de face.

Le commis vous répond d’abord: «Monsieur, c’est que vous ne payez pas le cens.»

Vous répliquez: «Parbleu, monsieur,—mais ce n’est pas à ce titre.

—Monsieur, répond alors le commis, c’est que...»