On cite un monsieur qui demande une indemnité pour son habit déchiré dans la foule.

L’administration de l’Hôtel des Invalides demande sept à huit mille francs pour restaurer l’orgue de son église,—engorgé,—dit-elle,—par la poussière de la cérémonie.

Or, nous savons que cet instrument est depuis dix ans dans un tel état, qu’on n’a pas pu s’en servir une seule fois,—et l’invalide qui remplissait les fonctions d’organiste a été enterré il y a cinq ou six ans sans qu’on ait songé à le remplacer.

Depuis la mort de M. de Cessac,—les sollicitations académiques ont recommencé.

Un ministre a envoyé une personne de confiance à un des quarante—pour le prier de ne pas promettre sa voix.

L’académicien a répondu au messager du ministre: «Vous direz à Son Excellence que j’ai pour elle la plus haute considération,—que je suis son tout dévoué serviteur, que je voterai comme elle le voudra,—qu’il faut qu’elle m’envoie mille francs.»

Il y a quelques jours, un assassin était sur le banc de la cour d’assises.—Les jurés, après une absence de quelques minutes, viennent dire que l’accusé est coupable,—et cette fois, par hasard, sans circonstances atténuantes.—Il est condamné à mort.—A ce moment, un brave homme, dans l’audience, tombe subitement frappé d’apoplexie.—On s’empresse,—on le ramasse,—on l’entoure, il est mort. «Est-ce le père de l’assassin?—Non, il est plus jeune que lui.—Est-ce son fils?—Non, il est presque de même âge.—Est-ce son ami?—Nullement, dit un jeune homme en perçant la foule, il ne le connaissait pas,—c’est un curieux comme vous et moi.»

C’était, en effet, un homme condamné à mort par le sort commun de tous les hommes, qui n’admet pas de circonstances atténuantes.