Les couleurs politiques sont comme les couleurs du peintre, elles n’ont qu’une surface mince, et cachent toutes la même toile.

En peinture,—grattez le rouge,—le blanc,—le vert,—le bleu: vous trouverez la toile—et la même toile.

En politique,—grattez les rouges,—les verts,—les bleus,—vous trouverez des ambitieux, des vaniteux, des avides.

Il s’imprime en ce moment—assez et plus qu’assez de journaux, de brochures, de revues, de pamphlets, de circulaires, de comptes rendus, de lettres, de professions de foi, etc., etc.

Tout cela est au service des ambitions, des orgueils, des avidités dont je vous parle,

Il n’y a que ce petit livre qui vous dise la vérité.

Mais on ne le reconnaîtra que plus tard, quand une autre folie aura remplacé celle d’aujourd’hui et permettra de la juger.

Continuez,—reine Pomaré,—à demander pour votre peuple et pour vous—les bienfaits du gouvernement constitutionnel.

Pour moi, je vous ai avertie,—il ne me reste qu’à me dire itérativement de Votre Majesté le très-humble et très-obéissant serviteur.