Imprimerie de Anthelme Boucher,—rue des Bons-Enfants, 34.
«L’opposition d’aujourd’hui (1828) peut être regardée comme le type d’une véritable représentation nationale; elle renferme l’élite de la France.»
N. B. C’est cette opposition qui est aujourd’hui aux affaires.—Le langage des journaux et des brochures a un peu changé à leur égard.
M. de Chantelauze est un homme de courage et de patriotisme qui ne cédera jamais aux suggestions de l’autorité.»
Un des hommes sur lesquels, depuis dix ans, il a tombé l’averse la plus drue d’injures et de quolibets, est M. Etienne.—Le journal le plus bafoué est sans contredit le Constitutionnel.—Lisez:
«ÉTIENNE (Meuse, candidat libéral). C’est un député dont le nom seul vaut la biographie la plus étendue. Homme de lettres distingué, rédacteur du Constitutionnel et de la Minerve, ses titres à la députation sont bien connus de tous les amis des libertés publiques. Comme littérateur, M. Étienne, ancien membre de l’Institut, éliminé par M. de Vaublanc, a fait ses preuves de telle manière, qu’il serait puéril de les rappeler: comme publiciste, il a assuré à la Minerve le succès de vogue qu’elle a obtenu, par les délicieuses lettres sur Paris dont il a enrichi cet important ouvrage. Il a également assuré le succès du Constitutionnel, répandu aujourd’hui dans les quatre parties du monde. Comme député, il a soutenu les intérêts de ses concitoyens avec autant d’énergie que de talent. On se rappelle surtout sa belle et touchante improvisation en faveur de son honorable collègue et ami Manuel, expulsé, par l’arbitraire et la tyrannie, d’un poste où il avait été porté par la volonté libre du peuple français. M. Étienne n’a pas fait partie de la Chambre septennale. Il viendra jeter une nouvelle lumière sur la nouvelle Assemblée, chère à tant de titres aux véritables libéraux.»
Et M. Jacques Lefebvre,—qu’on appelle aujourd’hui loup-cervier,—Fesse-Mathieu,—gorgé des sueurs du peuple, etc., voici son article: