Les conservateurs ont, de leur côté,—loué la haute raison de M. Thiers,—ils savent mieux que personne à quoi s’en tenir sur les mobiles de la politique du Mirabeau-mouche.
M. Fulchiron a dit: «M. de Lamartine nous quitte,—mais M. Thiers nous revient, c’est une fiche de consolation.—Vous voulez dire, reprit M. Vatry,—c’est une fichue consolation.»
Le parti des conservateurs est victorieux; s’il veut garder sa victoire et en profiter, il faut qu’il marche, il faut qu’il lève, comme faisaient ses adversaires, le drapeau du progrès, mais d’un progrès réel, raisonnable; qu’il fasse des choses et pas de métaphores, des améliorations et pas de bouleversements; qu’il s’occupe de questions sociales et pas de questions de portefeuilles.
On a traité dans toute cette affaire la Chambre des pairs avec le dédain le plus insultant, avec l’inconvenance la plus révoltante.
Une fois la loi votée par la Chambre basse,—on a envoyé par le télégraphe et par les journaux la nouvelle que la loi était votée;—les autorités ont harangué le duc de Nemours—en l’appelant régent de France.
Les pairs ont paru peu sensibles à cet affront: ils ont voté la loi—comme un clerc d’huissier copie un acte.
Le Journal des Débats a commencé à enregistrer les harangues faites au duc de Nemours et les réponses du prince.