On a beaucoup parlé du fameux mot de Louis XIV: L’Etat, c’est moi.
Hélas! c’est aujourd’hui la pensée déguisée de nos gouvernants ou de ceux qui aspirent à l’être sous divers titres et sous divers prétextes.—Quand on nous crie: «La patrie souffre,—le peuple se plaint, le pays est dans l’anxiété;—nous qui avons un peu creusé les choses,—qui avons étudié les hommes de ce temps, nous ne pouvons nous empêcher d’entendre: «—J’ai besoin d’argent;—je voudrais une place,—je ne sais comment arriver;» ou: «Mes bottes ont besoin d’être ressemelées.»
M. Adolphe Dumas—qui n’est nullement parent d’Alexandre Dumas,—rencontra celui-ci dans un couloir le jour de la première représentation du Camp des Croisés,—pièce dudit M. Adolphe Dumas—dans laquelle—les ennemis de l’auteur ont prétendu avoir entendu ce vers:
Et sortir d’ici-bas comme un vieillard en sort,
qu’ils écrivent et prononcent:
Comme un vieil hareng saur.
—Monsieur, dit M. Adolphe à M. Alexandre,—pardonnez-moi de prendre un peu de votre place au soleil, mais il peut bien y avoir deux Dumas, comme il y a eu deux Corneille.
—Bonsoir Thomas, dit Alexandre en s’éloignant.