»DUGABÉ, député

Je mets donc la dénégation de M. Dugabé en présence du renseignement qui m’avait été donné.—C’est un devoir de la presse dont j’ai parlé dans mon dernier volume.—Lorsqu’il m’est arrivé de refuser de pareilles rectifications, c’est que les personnes qui les demandaient manifestaient des exigences exagérées—ou formulaient leur demande avec un accompagnement de menaces et d’airs terribles qui ne me permettaient pas d’y faire droit.

LE BERCEAU DU GOUVERNEMENT REPRÉSENTATIF.—A la bonne heure,—voilà qui est clair, sans circonlocutions et sans ambages;—voilà le gouvernement représentatif tel que je l’aime, c’est-à-dire dans toute sa naïveté, dans toute sa pureté et dans tout son éclat.

EXTRAITS DES JOURNAUX ANGLAIS.—Un tourneur d’Huddersfield est occupé à confectionner quatre cents bâtons ferrés qui lui ont été commandés par les wighs libéraux, pour être employés contre leurs adversaires politiques aux élections de Wakefield.

A Harwick,—où deux candidats fort riches étaient en présence,—les votes se sont payés de sept à huit mille francs; les dix derniers qui devaient décider la question ont monté à cent mille francs.

A Carlow, les tories ont tiré des coups de fusil sur leurs adversaires.

A Bath, les radicaux ont traîné les officiers de police dans la boue.—Lord Duncan et M. Roebuck ont été élus, lord Powescourt et M. Bruges n’ayant pu se présenter sur les hustings, où leur vie eût été compromise. Une seule élection a coûté au candidat élu un million deux cent cinquante mille francs.

Nous n’en sommes pas encore là sous quelques rapports;—mais, sous quelques autres, nous avons de beaucoup dépassé nos voisins d’Angleterre (berceau du gouvernement représentatif).