Il n’en peut, du reste, être autrement à une époque où un ferblantier ambitieux—ou un marchand de parapluies qui sent baisser son aptitude, peuvent devenir députés et ministres, pourvu qu’ils soient attachés à un parti qui arrive aux affaires.
AMOUR.—Il est bien rare qu’on n’éprouve pas un étonnement mêlé de désappointement en voyant pour la première fois l’objet d’une grande passion.—On cherche le plus souvent en vain dans les charmes de la personne aimée—l’explication de l’amour qu’elle a inspiré.
En effet, l’amour est tout dans celui qui aime;—l’aimé n’est qu’un prétexte.
Voici une statue,—le sculpteur a voulu en faire un dieu;—peu importe qu’il ait réussi à lui donner l’air de la majesté et de la puissance:—ce n’est pas le sculpteur qui fait le dieu,—c’est le premier manant qui se mettra à genoux devant la statue et qui la priera.—Faites un Jupiter plus beau que le Jupiter Olympien,—ce ne sera qu’une belle statue.—Allez voir dans l’église d’Étretat une bûche peinte en bleu et en rouge et appelée saint Sauveur,—vous verrez un dieu.
AMOUR DU PEUPLE.—C’est un rôle qu’on joue et pas autre chose;—c’est un emploi qu’on adopte en montant sur la scène politique; on joue les amis du peuple, comme sur d’autres théâtres on joue les Trial ou les Elleviou.
Les prétendus amis du peuple—l’ont de tout temps poussé à la paresse, à la pauvreté, à la révolte, à la prison et à la mort.
AMITIÉ.—Il n’est personne qui ne veuille avoir un ami;—mais où sont les gens qui s’occupent d’en être un!