»Les nobles intérêts qu’il sait si bien comprendre,» etc.
Nous aimons à voir cette impartialité dans un député et dans un journaliste;—c’est comprendre et exercer convenablement et la dignité de la presse, et celle de la représentation nationale.
«Nous payerions LE MÊME tribut d’éloges à M. de Lamartine—quand il serait notre adversaire.»
A la bonne heure, ce n’est plus là cet aveuglement, cette mauvaise foi de l’esprit de parti—qui accordent tout le talent, toutes les lumières, toutes les vertus, aux gens dont on se sert,—et qui accablent d’injures les gens qu’on rencontre dans un parti opposé au sien.—Voilà comment des hommes à conviction font une guerre loyale et honnête,—voilà des sentiments qui font plaisir à entendre professer.—M. de Lamartine serait l’adversaire de M. Chambolle, que M. Chambolle lui payerait le même tribut d’éloges.
Félicitons M. Chambolle—.....
PADOCKE. Ah çà! maître, à quoi pensez-vous? que faites-vous?
LE MAITRE DES GUÊPES.—Ce que je fais, Padocke, je fais comme ferait M. Chambolle, je rends justice à un homme dont je ne partage pas les idées.—M. Chambolle payerait à M. de Lamartine le même tribut d’éloges, quand même M. de Lamartine serait son adversaire.
Je paye à M. Chambolle un tribut d’éloges...
PADOCKE. Pardon, maître, mais vous n’avez pas de mémoire. Ouvrez le numéro des Guêpes qui a paru le 1er septembre 1840.
LE MAITRE DES GUÊPES. Pourquoi faire, Padocke?