(5) Madame de Girardin écrit l’infinitif tracer avec un r.

(6) J’ai ici une lettre de M. Eugène Sue, un autre écrivain de notre époque;—il écrit:—je ne peux.—Décidément vous avez raison, vous n’écrivez pas comme eux.

(7) Démarche honteuse! J’allais acheter des boutons—et un peu dans son temple adorer l’Éternel,—mais accessoirement, et pouvais-je croire votre puissance aussi bornée, dieu Cheneau, que de supposer que j’avais besoin de vous dire mon nom? D’ailleurs—je venais d’être foudroyé par la poste,—et je n’étais pas trop rassuré en votre présence. Je vous ai parlé,—mais pour vous dire timidement: «Deux douzaines de boutons, combien?» Et, dieu Cheneau,—à l’exemple des rois mages,—je vous ai offert L’OR;—pardonnez-moi de n’avoir pas joint l’encens et la myrrhe.—Vous m’avez rendu ma monnaie,—tout est dans l’ordre. Je ne me suis reconnu là aucun mérite,—seulement quelques personnes me paraissent avoir la bonté de m’en reconnaître un peu plus depuis que j’ai remplacé les vieux boutons de mon paletot par les deux douzaines que j’ai achetées chez vous.

(8) Je crois, Dieu me pardonne (pas le dieu Cheneau,—l’autre), je crois que le dieu Cheneau m’appelle mouchard.

(9) Ah! voilà où le dieu est blessé.—Achille était invulnérable partout, excepté au talon.—Mais il avait un talon:—le dieu Cheneau est vulnérable aux cheveux qu’il n’a pas.

Samson avait sa force dans ses cheveux;—c’est au contraire dans les cheveux—qu’il n’a pas—que le dieu Cheneau a toute sa faiblesse.