Quirinus by Felix out of dam.Of Hercule. Ce doit être un cheval, mais je ne suis pas sportman. Eh bien! Quirinus est un cheval d’assez noble origine, mais mal élevé, c’est-à-dire qu’il est arrivé à cinq ans sans avoir été dressé, exercé, ni éprouvé, et de plus qu’il a été soumis toute sa vie à un système aussi débilitant qu’économique; foin, un peu; eau et air, à discrétion; avoine, il a pu en entendre parler. Cet animal, de formes fantastiques, d’un caractère atroce de sauvagerie, en un mot de l’extérieur le plus repoussant, fut exhibé il y a quelques mois à une vente publique, pour la plus grande délectation de la gent maquigonne et de la jeunesse dorée. Un jeune étranger faillit être expulsé du Jockey-Club, pour en avoir voulu donner mille francs. Heureux d’en être quitte pour mille brocards.

Eh bien! ce Quirinus, qui, malgré tout cela, est de pur sang, vient d’être acheté comme étalon par l’administration des haras. Combien?—Nous l’ignorons.—Si c’est plus de mille francs, pourquoi ne pas l’avoir poussé à la vente coram populo? Si moins, doit-on donner aux éleveurs de pareils étalons, et notez qu’un très-beau et très-bon cheval, mieux né et mieux élevé, Pourceaugnac, a été refusé en vertu d’un règlement qui ordonne que tout cheval de pur sang doit, avant de se reproduire, faire ses preuves parce que noblesse oblige. Pourquoi donc refuser Pourceaugnac, bon en apparence, et prendre Quirinus, mauvais en apparence; tous deux sans preuves? Ah! voilà.

Quirinus sort du haras de Viroflay, acquisition récente de M. Talabot, gendre du ministre du commerce.

On se rappelle quelle indignation on excita, dans le temps, contre la malheureuse reine Marie-Antoinette—en faisant courir le bruit—que, entendant dire que le peuple était malheureux et qu’il n’avait pas de pain,—elle avait répondu: «Eh bien! qu’il mange de la brioche.» Le hasard m’a fait un de ces jours derniers rencontrer un livre daté de 1760—où on raconte le même mot d’une duchesse de Toscane,—ce qui me paraît prouver à peu près que le mot n’a pas été dit par Marie-Antoinette, mais retrouvé et mis en circulation contre elle.

Il est impossible d’avoir une idée plus malheureuse et plus inopportune que celle qu’a eue récemment le maréchal Soult en faisant couper les moustaches de l’armée,—on sait la peine qu’eut Napoléon,—qui était Napoléon,—à faire couper les tresses de ses soldats:—la moustache est une coquetterie qui sied bien au soldat.—Je suis fort partisan d’une discipline sévère, mais je trouve ridicule et odieux de faire aussi inutilement sentir le joug aux militaires par des ennuis et des tracasseries qui n’ont aucun but utile, même en apparence. Quelques personnes croient que M. Soult a été poussé à cette exécution par une raison, et cette raison la voici: on avait remarqué souvent que chaque ministère de M. Soult était signalé par des révolutions dans les armes et dans les costumes de l’armée.—Chaque changement donne lieu à des fournitures, chaque fourniture à des marchés,—chaque marché à des tripotages; on en médisait.—M. le maréchal aura voulu faire passer quelque changement de ce genre à la faveur d’un changement sur lequel il n’y a rien à gagner pour personne.

Une lettre signée: un membre du clergé de Saint-Denis-du-Saint-Sacrement—a été accueillie par plusieurs journaux. Cette lettre, qui a la prétention d’être une réponse à celle que j’ai adressée dans le dernier numéro des Guêpes—à l’archevêque de Paris, est pleine d’invectives grossières contre moi.—Les jupes, quel que soit le sexe qui les porte,—sont censées désigner la faiblesse,—laquelle abuse souvent même de l’abri.—Voici donc la seule réponse que j’y puisse faire, et que j’invite à publier les journaux qui ont inséré cette lettre.