Elles n’ont à se reprocher que d’avoir été un peu trop indulgentes pour certaines extravagances de M. de Balzac,—dont elles aiment le talent; ce qui fut cause qu’à une époque où le directeur de la Revue de Paris plaidant contre M. de Balzac—pour un prétendu abus que celui-ci faisait d’un ouvrage vendu à la Revue,—pria la plupart des écrivains contemporains de signer un blâme formel contre M. de Balzac,—l’auteur des Guêpes fut, je crois, le seul qui refusa sa signature.
Or,—quand M. de Balzac fit sous le nom de Petite Revue parisienne—une imitation des Guêpes,—c’était tout simplement, comme il ne s’en cachait pas, dans l’intention bénigne d’écraser ma publication sous la sienne.
Mais, comme je l’ai dit,—il manquait à M. de Balzac plusieurs choses pour réussir. La fin prématurée de la Petite Revue parisienne—peut en faire soupçonner quelques-unes. Voici quelle fut cette fin.
M. Roger de Beauvoir, attaqué gratuitement et violemment dans le deuxième numéro de la Petite Revue, envoya deux amis à M. de Balzac. Deux amis de M. de Balzac convinrent avec ceux de M. de Beauvoir—que M. de Balzac mettrait une rectification dans son prochain numéro, qui était le troisième.—Ce numéro parut sans la rectification imposée et promise.—Les amis de M. de Beauvoir revinrent à la charge;—ceux de M. de Balzac refusèrent de l’assister après son manque de parole.
Deux autres témoins s’engagèrent à une nouvelle rectification: la Petite Revue cessa de paraître.
M. de Balzac a donc tort de parler avec tant de dédain d’une publication—que, quelle qu’elle soit, il a essayé d’imiter.
Malgré les sages avertissements que les Guêpes avaient donnés à la reine Pomaré,—en lui décrivant exactement les bienfaits du gouvernement constitutionnel,—cette souveraine sauvage—a décidément donné elle et son royaume à la France;—les grands journaux l’annoncent un an après les Guêpes.