J’espère bien que MM. les députés, surtout les membres de la commission, n’accepteront pendant la session aucun dîner, ni chez le roi, ni chez aucun ministre;—c’est une belle chose que l’indépendance,—mais qui ne résiste pas à un dîner,—selon la commission.

FAITS DE VIOLENCE IMPUTÉS A DES PERSONNES DU PARTI ALLIER.—Sixième question. L’électeur Bonnaffoux, de Caleyères, a-t-il été menacé et battu par son fils parce qu’il annonçait devoir voter pour M. Allier? Au contraire, les violences dont il s’est plaint avaient-elles pour objet de le forcer à voter pour M. Ardoin?—R. Quatre voix sont d’avis que, d’après l’enquête, des violences ont eu lieu parce que Bonnaffoux voulait voter pour M. Ardoin. Cinq voix, qu’il n’est pas prouvé dans quelle intention des violences ont été exercées.»

Décidément, Bonnaffoux fils n’a battu Bonnaffoux père que pour le battre.

CONCLUSION.—«Dixième question. Faut-il proposer à la Chambre d’annuler l’élection d’Embrun?—R. Non, cinq voix contre quatre.»

En effet, pourquoi annuler l’élection d’Embrun?—Est-ce qu’elle n’est pas pure?—Qu’est-ce qu’on demande à une élection?—D’être libre et pure.—Est-il rien d’aussi pur que l’élection d’Embrun?

«M. Pauwels et ses amis cherchent en vain à couvrir ces abus du prétexte des usages du pays: «On n’y fait pas un marché, nous a dit M. Pauwels, sans que cela se passe au cabaret.» Nous pensions, nous, qu’il n’en est que plus nécessaire d’apprendre aux électeurs qu’on ne se prépare pas ainsi à l’accomplissement d’un devoir civique aussi sérieux que l’exercice du droit électoral.»

Ah! prenez garde, messieurs, il y a alors bien des gens qui ne viendront pas aux élections.