Les fleurs—se sont ouvertes sans s’épanouir, pâles, tristes,—affaissées, sans éclat et sans parfum,—les abeilles ont été noyées dans le nectaire vide des fleurs,—et aussi toutes ces charmantes fleurs qui, en même temps que celles de la terre, s’épanouissent dans le cœur au retour du printemps—elles n’ont pas fleuri faute de soleil.
Dieu nous a supprimé le mois de mai—le mois de mai! Le printemps—un de ses plus précieux dons—les fleurs! à la fois les pierreries et les parfums du pauvre.
Les fleurs—la fête de la vue,—comme disaient les Grecs.
Les fleurs, qui exhalent avec leurs odeurs tant de si douces pensées, de si charmantes rêveries—les fleurs pleines d’un nectar qu’on respire et qui enivre d’une ivresse calme et heureuse;—Dieu nous a caché le ciel bleu—et les étoiles.
Dieu a mis un voile de nuages sur son soleil, et un voile de tristesse sur nos cœurs.